La Ville de Québec a annoncé en mars l’octroi du contrat de construction du centre de valorisation des surplus de matériaux d’excavation et de traitement des sols contaminés (CVSME). Estimés à 32 M $, les travaux débuteront ce printemps sur le site anciennement occupé par le dépôt à neige de la rue de la Sérénité, face à l’entrée du Centre de plein air de Beauport, pour une mise en activité prévue en 2028.
Selon les informations obtenues par le journal, il s’agira d’une infrastructure stratégique pour améliorer la gestion des matériaux d’excavation générés par les chantiers municipaux et favoriser une transition vers une véritable économie circulaire des sols et des matériaux à Québec.
« Québec est la première municipalité québécoise à se doter d’un tel centre, qui deviendra une démonstration concrète de l’engagement de la Ville envers l’économie circulaire. La démarche de conception et les activités de consultation citoyenne ont permis d’adapter le projet aux conditions réelles du site, de réduire au maximum les nuisances pour le voisinage et d’intégrer des mesures environnementales innovantes. Notre CVSME opérera sur un site industriel optimisé, doté d’équipements à la fine pointe », a souligné la vice-présidente du comité exécutif responsable de l’environnement, Marie-Josée Asselin.
« Ce projet s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire et contribue à l’atteinte de nos objectifs en matière de développement durable. En soutenant l’implantation du CVSME, nous posons un geste concret pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et contribuer à la lutte contre les changements climatiques », a mentionné le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable des Infrastructures, Benoit Charette.
ÉCONOMIES ANNUELLES DE 8 M $
Chaque année, les chantiers municipaux génèrent des centaines de milliers de tonnes de matériaux d’excavation, pierres concassées, sable, matériaux humides, béton et sols à traiter. Le CVSME permettra de valoriser annuellement de 230 000 à 280 000 tonnes de matériaux et de décontaminer de 24 000 à 48 000 tonnes de sols pour les réutiliser dans des projets de la Ville, générant au passage des économies annuelles de 8 M $. Actuellement, la Ville dépense près de 50 M $ chaque année pour gérer les matériaux d’excavation et acheter des matériaux neufs.
MESURES D’ATTÉNUATION PRÉVUES
La Ville mettra en place plusieurs mesures pour limiter les nuisances, assurer une cohabitation harmonieuse avec le voisinage et respecter ses engagements en matière de performance environnementale. Ces mesures visent notamment à encadrer la circulation des camions, à maintenir la propreté des rues, à réduire les impacts visuels et sonores et à optimiser l’entreposage des matériaux. Un suivi régulier du bruit et des émissions de poussière permettra d’ajuster les opérations au besoin.
Le projet bénéficie d’un soutien financier de 5 M $ du gouvernement du Québec, ainsi que d’une subvention de 1,5 M $ et d’un prêt de 10 M $ de la Fédération canadienne des municipalités par l’entremise du programme Transformation locale vers la carboneutralité du Fonds municipal vert. Ce programme vise à aider les municipalités à construire des infrastructures innovantes qui pourraient contribuer de manière significative à l’atteinte de la carboneutralité.
Perspective du futur centre de valorisation des surplus de matériaux d’excavation et de traitement des sols contaminés de la Ville de Québec. (Illustration : gracieuseté Artelia)




