Depuis plus de 30 ans, Le Para-Chute, milieu de vie inclusif pour les 12 à 25 ans, s’épuise à dénicher des sources de financement. L’organisme de Boischatel réussit tant bien que mal à boucler son budget annuel de 250 000 $ mais au péril de ses trois employés rémunérés bien en deçà de la norme dans le monde des maisons de jeunes.
Par-dessus le marché, l’activité de financement consistant en un spectacle-bénéfice n’a pas permis d’engranger des profits au cours des quatre dernières années.
« Cette année, nous n’avions pas les moyens d’organiser un souper-spectacle comme les trois dernières années. Avec le spectacle seulement, nous avons vendu la moitié moins de billets. Ça ne pogne pas les activités de financement socio-culturelles », commente la directrice générale de Para-Chute depuis 21 ans, Marie Pelletier.
L’organisme qui a pignon sur rue sur l’avenue Royale a présenté une prestation de Jojo Bones suivie d’un hommage aux Trois Accords par les Cousins, le 21 mars, au Centre sportif de Boischatel.
« En plus de vaquer à leurs tâches quotidiennes, les trois employés ont consacré les six derniers mois à préparer cette soirée. Ça devient épuisant de courir après l’argent », confie Mme Pelletier. La directrice générale constate la difficulté à amasser des sous pour un organisme voué à la jeunesse.
« Des gens pensent qu’il n’est pas important d’investir dans notre organisme et que les parents peuvent payer pour les activités de leurs jeunes mais ce n’est pas le cas. Des jeunes qui fréquentent notre établissement pour profiter des activités gratuites proviennent de familles peu fortunées », estime Marie Pelletier.
D’AUTRES FAÇONS D’AMASSER DES SOUS
Le Para-Chute est confronté à une réalité particulière pour des organismes communautaires soit d’être propriétaire de la résidence de 1860 au lieu de bénéficier d’un local fourni par la municipalité. Tout ce contexte fait en sorte que Mme Pelletier n’est pas en mesure d’accorder des augmentations de salaire à son personnel qui offre malgré tout la gamme de services de proximité dédiés aux jeunes. Elle considère qu’un montant de 50 000 $ permettrait d’améliorer leurs conditions de travail.
Devenu le Para-Chute en 2020 afin d’accueillir les 18-25 ans en plus des 12-17, l’organisme a décidé de mettre fin à une activité spécifique de financement pour se tourner vers plusieurs façons d’amasser des sous tels que la collecte de bouteilles et de canettes, des conférences pour les parents et des cours de danse.
« On va prendre tout ce qui passe », lance une Marie Pelletier optimiste.
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Jojo Bones est entouré de jeunes sur la scène du spectacle-bénéfice présenté le 21 mars au Centre sportif de Boischatel. (Photo : Gracieuseté)




