par Lyam Lévesque (Collaboration spéciale jeune reporter étudiant à La Courvilloise) .La fin de la relâche pour les jeunes étudiants de la province sonne le début du milieu de l’année scolaire et le rapprochement de la fin de l’année. Cependant, le sentiment de soulagement à l’approche des vacances n’est pas seul dans le coeur des élèves de secondaire 5 de l’école La Courvilloise.
Vivant leur dernière année scolaire, les finissants divaguent aussi entre doute, peur, confiance et excitation, des sentiments préoccupants bâtis par l’observation de l’environnement dans lequel ils vivent.
Une des observations la plus répandue parmi les finissants rencontrés est leur incertitude envers leurs prochaines études. « C’est stressant », répond Amy. « À notre âge, on ne sait pas ce que l’on veut faire plus tard. J’ai beaucoup d’amies qui ne savent même pas ce qu’elles veulent faire dans la vie et elles doivent choisir avant la fin des inscriptions des cégeps le 1er mars ». D’autres encore étaient persuadés du chemin scolaire qu’ils voulaient prendre jusqu’à des événements les fassent revenir à la case départ. Ces personnes sont souvent portées à aller en sciences humaines au cégep, le temps de trouver quoi faire.
Julie Arseneault, conseillère en orientation à La Courviloise, explique qu’il est souvent angoissant de parler d’avenir pour les étudiants qui sont indécis. « Parfois, les élèves pensent qu’ils choisissent ce qu’ils vont faire pour le reste de leur vie. Avant, ils ne se sont pas trop posés de questions, ils suivent le même chemin que les autres. Donc, pour certains, c’est très stressant ». Madame Arseneault ajoute que depuis la dernière année, le développement de l’intelligence artificielle est une nouvelle préoccupation qui s’est développée chez les finissants, changeant les plans de certains, incertains s’ils seront remplacés dans un avenir proche.
Pour d’autres, l’inquiétude vient d’ailleurs. Après avoir passé cinq ans dans le même monde, le changement donne des vertiges. Finir son secondaire pour se retrouver deux mois plus tard au cégep est comme Christophe Colomb traversant l’Atlantique pour accoster en Amérique, sauf que les jeunes savent qu’ils ne sont pas en Chine!
OPTIMISME, CONFIANCE ET INQUIÉTUDES
Prendre les voiles pousse aussi quelques matelots à devoir partir de la maison avec toutes les responsabilités qui suivent dans leurs mains. Élie-Rose explique: « Je dois déménager pour faire une technique en travail social. C’est de devoir recommencer à zéro seule qui me préoccupe ». D’autres, comme Frédérique, ont peur que leur chemin vers le Nouveau Monde ne se déroule pas comme prévu. « Je fais partie des jeunes qui ont un plan établi en tête et je veux juste que ça marche. Cependant, je sais que ça peut facilement ne pas fonctionner ». De plus, la majorité des moussaillons sont d’accord que le voyage coûte cher. Avec les incertitudes, l’inflation et le prix de leur scolarité, certains m’ont même avoué être inquiets de manquer plus tard de ce qu’il faut.
Cependant, ce ne sont pas tous les jeunes qui stressent avec leur avenir. Plusieurs sont remplis d’optimisme et de confiance. Ils sont enthousiasmés par les nouvelles personnes et expériences qu’ils rencontreront. Quelques autres sont ambitieux sur leur destin. La perception de leur avenir est une mosaïque colorée, diversifiée par leurs rêves et idées, forgée par plusieurs années à s’amuser proche des casiers, à apprendre près des bureaux, et à rire entre les matières enseignées. Leur futur sera non seulement rempli de leurs préoccupations, mais aussi de cette petite odeur de nostalgie que les couloirs qu’ils auront si souvent empruntés aura coincée dans leurs narines pour l’éternité.
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Plusieurs finissants sont remplis d’optimisme et de confiance, enthousiasmés par les nouvelles expériences qu’ils vivront. (Photo : gracieuseté)




