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Mont-Sainte-Anne : plusieurs centaines de citoyens manifestent contre Resorts of the Canadian Rockies

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, hier samedi 20 décembre, en après-midi à Saint-Ferréol-les-Neiges au pied du Mont-Sainte-Anne. Malgré l’ambiance festive, leur message ne pouvait être plus clair : Resorts of the Canadian Rockies (RCR) doit être retiré de la gestion de la montagne.

La manifestation survenait le jour même de la réouverture de la station, après la levée de l’ordonnance de la Régie du bâtiment du Québec ayant entrainé l’arrêt temporaire des activités. Cette situation avait suscité frustrations et inquiétudes chez plusieurs skieurs et commerçants.

Les manifestants, bravant le froid, reprochaient au gestionnaire un entretien jugé insuffisant, responsable selon eux de bris de services, d’accidents et d’impacts négatifs sur l’industrie touristique de la Côte-de-Beaupré.

Olivier Dubé-Thériault, coorganisateur de la marche, s’est dit encouragé par la mobilisation : « Le message qu’on envoie, c’est qu’on a perdu confiance envers le RCR, disait le coorganisateur de la marche, ça fait 25 ans qu’ils opèrent cette montagne, ils n’ont jamais livré. »

Interrogé au sujet du changement de ton du gouvernement Legault, qui envisage désormais toutes les options, même l’éviction du gestionnaire, il demeure prudent : « On sent un changement de discours, ça on l’apprécie, on pense qu’il faut aller plus loin. On pense qu’il n’y a qu’une seule option viable, c’est de retirer la gestion RCR. »

« Des promesses d’ivrogne »

Plusieurs manifestants partageaient cette position, estimant que Québec devrait résilier le bail qui lie la province au gestionnaire. Le réputé alpiniste François-Guy Thivierge, présent à la manifestation, a comparé les engagements de RCR à « des promesses d’ivrogne ».

Bruno Lachance, propriétaire d’un pied-à-terre près de la montagne, a exprimé sa déception : « Je suis très déçu qu’on ait pas agi avant. » Il critique également la possibilité évoquée par le premier ministre d’accorder une nouvelle chance au gestionnaire.

Présent à la marche, le député péquiste de Jean-Talon, Pascal Paradis, ne mâchait pas ses mots : « Je suis ici auprès des citoyens de la Côte-de-Beaupré pour dire : c’est assez, il faut sortir RCR du Mont-Sainte-Anne. » Il affirme qu’un gouvernement péquiste résilierait le bail si la CAQ ne procède pas, ajoutant être prêt à recourir à une mesure exceptionnelle : « Nous sommes prêts à aller jusqu’à la loi spéciale s’il le faut pour reprendre la montagne. (…) Il y a défaut par RCR de respecter ses obligations. Ce sont déjà des raisons de mettre fin au contrat. »

Dans une déclaration publiée sur Facebook, la députée caquiste de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, a reconnu le message envoyé par les manifestants : « Cette mobilisation est une façon de faire entendre votre voix. (…) Le Mont-Sainte-Anne a manqué d’amour pendant trop longtemps. Le statu quo n’est pas acceptable. »

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Plusieurs centaines de manifestants étaient réunis pour exiger le retrait de RCR de la gestion du Mont-Sainte-Anne

Crédit : Samuel Lachance



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